Christine Lagarde hostile à l’interdiction du crédit revolving

| 12 octobre 2009 | 0 Commentaires

Le crédit revolving reste !

Dans un entretien au Journal du Dimanche, la Ministre de l’Économie Christine Ladarde a annoncé sa position concernant la proposition de loi du député socialiste François Brottes d’interdire le crédit revolving afin de lutter contre le surendettement, qui est en hausse de 17% depuis le début de l’année. Elle se déclare hostile à une telle mesure, car « interdire le crédit revolving, c’est la facilité. 40% des achats par correspondance à La Redoute ou aux Trois Suisses sont réglés avec des cartes de crédit revolving. Il y a des milliers d’emplois à la clef. » Elle préfère rendre le crédit revolving responsable plutôt que le supprimer. Elle proposera d’ailleurs dans son projet de loi réformant le crédit à la consommation quelques pistes pour sécuriser le crédit revolving. Par exemple le texte imposera un remboursement plus rapide des crédits revolving. La « carte de fidélité » délivrée par certaines enseignes ne pourra être utilisée comme carte de crédit par le consommateur que s’il « demande expressément », alors qu’actuellement c’est souvent automatique.

Ce que je retiens de cette déclaration, c’est d’abord les chiffres fournies par la ministre. 40% d’achats dans les catalogues de VPC faits avec un crédit revolving, c’est énorme et inquiétant ! Soit les français sont tellement ruinés qu’ils n’ont plus les moyens d’acheter sans crédit (dans le cas où ces achats concerneraient des vêtements par exemple), soit ces crédits sont tellement faciles d’accès qu’ils sont utilisés à tord ou à travers (si ces achats concernent des articles de loisirs). Dans les deux cas, justifier le maintient de ce type de crédit par les emplois qu’ils maintiennent, c’est une insulte aux millions de français qui tombent dans le piège de ces crédits abusifs.

Ensuite, rapelons qu’en décembre 2008, Christine Lagarde avait déclaré qu’il fallait remettre à plat le crédit revolving afin d »Ã©viter en particulier qu’il continue à comporter suffisamment d’excès et d’abus pour entraîner,  souvent précipiter ou être l’élément complémentaire d’un certain nombre de dossiers de surendettement« . Ce type de crédit avait alors été qualifié de crédit toxique. Les pistes étaient d’ériger des garde-fous en matière d’information du client, et d’obliger les organismes de crédit à vérifier la solvabilité des emprunteurs. Il semble presqu’un an après qu’on soit bien loin de voir une réforme vraiment radicale de ce type de crédit !

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Catégorie: news argent

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