Tour d’horizon des cartes bancaires
Depuis plusieurs années, les paiements par carte dépassent largement ceux effectués par chèques ou en espèces, et la carte bancaire est devenue incontournable.

La carte de retrait
Le dégré zéro de la carte bancaire ! Elle ne permet que de retirer des espèces aux guichets automatique et/ou aux distributeurs. Certaines banques la proposent gratuitement, d’autres la facture entre 10 et 14€ par an. Si elle est majoritairement à usage national, deux cartes de retrait utilisables à l’étranger sont également disponibles :
La carte Cirrus (réseau mastercard), disponible à un prix variant de 17 à 24€ par an, et la carte Plus (réseau Visa), moins chère puisqu’elle coute entre 6 et 26€ selon les agences.
La carte de paiement (carte de débit)

Elle s’utilise à la fois pour le retrait d’espèces et pour le paiement des achats, dans les magasins (avec un code confidentiel), ou à distance (internet, téléphone…). Les dépenses sont ensuite débitées directement sur le compte courant.
Il existe 2 options applicables à ces cartes.
Elles peuvent être à débit immédiat ou à débit différé. Dans le premier cas, les dépenses sont imputées sur le compte courant au jour le jour. En cas de débit différé, le compte du porteur est débité le dernier jour ouvré du mois. Généralement, les dépenses effectuées après le 20 du mois courant sont débités le dernier jour du mois suivant. Par exemple, tous les achats payés entre le 20 mars et le 20 avril seront débités de votre compte le dernier jour ouvré du mois d’avril. A noter qu’une carte à débit différé est soumise à un plafond, pour éviter les dépenses trop importantes. Par exemple, un plafond fixé à 2000€ vous empêche de dépasser cette somme sur une période de 30 jours. Généralement, le plafond est plus bas pour les dépenses à l’étranger que pour les dépenses en France. Chaque banque propose un plafond spécifique, et il est également possible de le négocier ou de demander une hausse temporaire du plafond en cas de dépense exceptionnelle . Il existe un plafond pour les retraits (généralement sur 7 jours) et un plafond pour les paiements (sur 30 jours).
Une carte à débit immédiat coûte moins cher : comptez 24 à 36€ pour une carte nationale, et 30 à 44€ pour une carte internationale (Visa/Mastercard). La carte à débit différé a un prix légèrement plus élevé car il tient compte du délai de règlement qui vous est accordé pour chaque paiement. Notez que l’utilisation d’une carte à l’étranger fait l’objet d’une commission bancaire pour chaque opération.
Les cartes « de Luxe »
Par rapport à une carte de débit classique, ces cartes proposent des services en plus, spécifiques à chaque carte. On peut par exemple bénéficier de services « VIP » tels que la réservation prioritaire d’un taxi, des réductions auprès de partenaires : téléphonie, locations, informatique, etc… Ces cartes proposent également des assurances qui peuvent aller de l’assurance vie à l’assurance individuelle, en passant par l’assurance voyage (annulation, rapatriement, etc…). Ces cartes coûtent évidemment plus chez et le tarif évolue de 109€ pour une carte Diners Club International à 520€ pour l’American Express Platinum. Bien évidemment, plus la carte coûte cher, plus le plafond disponible pour les achats et les retraits est élevé.
Les cartes à interrogation de solde
Il s’agit de cartes de débit un peu particulières. Chaque utilisation s’accompagne d’une vérification systématique du solde du compte du porteur, afin de vérifier s’il est suffisamment approvisionné. Cette carte est destinée aux clients à risque (jeunes, interdits bancaires…) ou à tous ceux qui veulent rester prudents et éviter d’être à découvert. Attention, ce type de cartes présente quelques inconvénients : les transactions sont plus longues, car la vérification prend du temps. Ensuite, certaines bornes de paiements automatiques (comme les péages) peuvent les refuser. On peut citer les cartes Maestro ou Visa Electron qui fonctionnent selon ce principe, et le coût varie de 26 à 36€.
Les cartes de crédit (cartes revolving)
Contrairement aux cartes de débit dont les dépenses sont imputées au compte courant et qui ne coutent rien d’autre que le coût initial et la cotisation annuelle, les dépenses faites avec une carte de crédit sont débités sur une réserve de crédit dont le remboursement se fait par des mensualités automatiques prélevées sur le compte courant et par des virements demandés par le porteur. Des intérêts sont dus chaque mois en fonction du montant restant à rembourser, et leur montant varie selon les organismes de 10 à 17%/an.
Ces cartes peuvent être émises par la banque (exemple : crédit allure du CIC), et dans ce cas la carte est liée à un nouveau compte de crédit. Elles sont également proposées par des magasins (exemple : carte FNAC, Carrefour, etc…), ou directement par des organismes de crédit (exemple : Aurore, Cofinoga, Amex, etc…). L’avantage de la carte émise par la banque est qu’elle utilisable partout alors qu’une carte associée à une enseigne ne le sera que dans certains magasins.
Monéo
Monéo est un système apparu il y a quelques années qui n’a pas eu le succès escompté. Il s’agit d’un système de porte-monnaie électronique, utilise pour payer les petites dépenses de tous les jours. Monéo est disponible sous trois formes :
Standard : Le système est ajouté à la carte de paiement, et disponible pour les achats inférieurs à 10€. Le montant est ensuite prélevé sur le compte. Utile notamment pour payer sa baguette ou utiliser votre carte dans un magasin qui refuse les paiements par carte en dessous de 15€.
Bleu : Il s’agit d’une carte distincte, mais toujours liées au compte du porteur. Il est possible de payer jusquà 30€, et le montant est débité du compte.
Vert : la carte est également distincte, mais elle n’est plus liée compte. Il faut donc la recharger. Utile si vous faites faire vos courses par un tiers.
Catégorie: comprendre le crédit




